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Rubrique: Clown développement personnel et relationnel
Animations pour petits et grands - Formations professionnelles - Contact et Lieu
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Historique du rire en maisons de retraite EMS


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian Moffarts vient à Sierre dans une maison de retraite en 1999 pour former une équipe d'aides-soignants.

Origine de sa démarche : Comment tout a commencé pour Christian Moffarts avec des enfants autistes (1978) ? Comment s'est inventé avec eux une manière originale de pratiquer le clown, hors du monde du spectacle : le clown envisagé comme art de la relation et comme art-thérapie avec des personnes qui ne communiquent pas ou peu par la voie des mots; avec des personnes mutiques, en repli, en état autistique. Ces premières rencontres intuitives ont été le point de départ de recherches théoriques et pratiques, méthodologiques et cliniques pour créer une démarche d'art-thérapie, bien distincte du clown de spectacle ou des pratiques des comédiens "clowns à l'hôpital" : le Clown Relationnel (cf. video sur youtube)

Par la suite, l'association Auguste est constituée pour appliquer les formations de Christian Moffarts avec des "personnes psychiquement très dépendantes". Cest l'apport du Clown Relationnel avec des personnes qui s'expriment peu ou pas par la voie des mots mais à travers des comportements.

En 2004, nous nous lançons à notre tour dans des animations et formations dans l'EMS Le Prieuré. Début d'une grande aventure qui dure jusqu'aujourd'hui avec des interventions où nos Karaclowns jouent parfois du yoga du rire comme stimulant sensoriel.

L'animation en institut est un domaine à part entière pour agrémenter le quotidien des personnes à handicap psychique ou physique. Dans les écoles sociales, elle acquiert tout doucement ses lettres de noblesse en passant cependant après les priorités du confort physique des pensionnaires.

En outre, le groupe Animation des maisons de retraite bénéficie rarement de structures, d'effectifs et de budgets comparables aux autres services tels que l'administration, l'hôtellerie et les soins. Les animatrices et animateurs se voient donc confrontés à des tâches complexes, notamment:

  • Animer au mieux entre les heures de repas et des soins,
  • S'occuper très souvent de la logistique (achat de matériel, transport...),
  • S'harmoniser avec les différents services pour que les heures d'animation puissent agrémenter un maximum de pensionnaires,
  • Développer des compétences professionnelles dans un domaine relativement récent (gestion de la dynamique de groupe, concilier amusement et handicap ...)


On comprend aisément que les soins du corps aient longtemps prévalu sur l'animation des esprits en termes d'argent et de priorité. Il s’agit d’un réflexe culturel qui se retrouve dans tous les domaines de la santé. Ce n’est que depuis les années 80 que les méthodes pour améliorer le relationnel en institut gagnent du terrain: communication non-violente, écoute active, analyse transactionnelle, PNL... Et cela fait à peine depuis les années 2000 que la notion de plaisir prend de l’importance dans la relation : clown relationnel, rire et humour dans la communication, plaisir ludique...

Le service Animation s’inscrit donc dans cet élan qui développe le mieux-être psychique du résidant par une activité difficile à quantifier. Quant à acquérir effectivement ses lettres de noblesse, les obstacles sont nombreux car nous sommes en plein dans le relationnel informel. En effet, dans une société qui mesure tout en terme de performances et de résultats, comment évaluer l’impact d’une animation? L’effet de 1 franc investi dans la bonne humeur? Ils ont souri, ri, on leur a changé les idées? Et quel est précisément le cahier des charges d’un(e) animateur(trice)? Amuser, mettre de la bonne humeur, occuper, rassembler, balader? Peut-être est-ce un peu de tout: «mettre une âme» selon la définition littéraire d’animer.

Quoiqu'il en soit, cette activité, auparavant floue, devient un art valeureux dans un cadre toujours plus structuré, apportant couleurs et bonne humeur aux personnes en maison de retraite.

 

La subtile différence entre communiquer et animer

Communiquer, c’est échanger des informations signifiantes. Il y a communication lorsqu’on émet ou reçoit des messages et lorsqu’on donne une signification aux signaux d’une autre personne (selon De Vito "Les fondements de la communication humaine").

Exemple: un échange de regards ou le fait de toucher le bras d’un résidant est déjà une forme de communication, si l’on estime que notre action a produit une réaction.

Animer, c’est en quelque sorte échanger des informations qui sortent du cadre fonctionnel. Le cadre fonctionnel est constitué en maison de retraite par les activités qui permettent aux résidants de vivre dans les meilleures conditions physiques.

Dans certains cas, la différence est subtile: parler de la pluie et du beau temps avec un résidant alors que la température est confortable, est une animation. Par contre, parler de la chaleur qu’il fait dans sa chambre parce qu’on a noté qu’il y fait trop chaud, relève de la communication fonctionnelle. C’est en effet la tâche du personnel que d’assurer le confort climatique des chambres.

A l’extrême, retirez l’animation d’une maison de retraite et elle continuera à tourner. L’animation n’est pas un rouage nécessaire à l’entretien des corps, mais une plus-value indispensable si l’on désire y développer la vie et humaniser les relations. Là, nous retrouvons sa définition originelle: « Animer, c’est donner une âme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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