Rire dans les problèmes
|
Le rire, nous l'avons tous, il nous est même très personnel dans sa manifestation, son intensité, son recours dans les situations difficiles, la façon dont il est perçu par les autres. En outre, il reflète notre humeur de la journée, notre mode d'éducation (plaisir expressif ou intériorisé?) et notre culture. C'est notre carte d’identité du plaisir soufflée devant les autres. Nous découvrirons qu'il constitue une précieuse ressource qu'il est possible de développer avec l'aide de professionnels. Le rire en tant que ressource
Ces trois aspects jouent de connivence, notamment au sein d’un groupe qui se rencontre et échange des plaisanteries :
Rire jaune dans le problème L'hilarité est d'autant plus nourrie que l'environnement ou notre humeur s'y prêtent. S'il est facile de rire exposé à différentes stimulations, dans une équipe de rigolos, sous l'effet de l'alcool, quand on est amoureux(se), le jour de la paie, devant un spectacle comique, à la vue d'un passant faisant une maladresse ; en revanche, comment déverrouiller nos zygomatiques au milieu de visages moroses ou quand notre humeur n'est pas de la partie. Il
existe bien certaines personnes qui dans l'adversité utilisent
cette fonctionnalité de façon inconsciente lorsqu'ils
se surprennent à rire d'un sujet douloureux, ou consciemment,
quand ils décident de sortir une plaisanterie bien réfléchie
pour contrebalancer une lourde atmosphère. Cependant, lorsque
vous les interrogez pour connaître leur recette, ils ont souvent
grande peine à vous expliquer le mécanisme de cette faculté
qui ravit certains et énerve d'autres. Tout le monde n'aime pas
rire dans le problème. Ces gloussements, parfois teintés
de jaune, ne se commandent pas selon eux. Du rire jaune au rire détendu Si nous adhérons à l'idée que le rire peut être considéré en tant que ressource émotionnelle et relationnelle, pourquoi ne pas envisager d'y puiser lors de conflits intérieurs ou interpersonnels? Essayez
de rire dans l'énervement, la peur, la tristesse. Cela frôle
l'indécence, l'écoeurement, et pourtant, si la démarche
est menée sur l'orientation de professionnels, éclateront
d'abord des rires jaunes, crispés, nerveux, lâchés
dans une respiration haute et courte. Puis, avec la pratique, le souffle
saccadé de libération se détendra, gagnera en amplitude
et en profondeur, au bénéfice du corps et du psychisme.
Certes, le but n'est pas de libérer ses zygomatiques systématiquement
à tout vent comme un pantin hilare mais plutôt de prendre
conscience du potentiel de cette ressource, tant sur le plan émotionnel
(distanciation des émotions négatives) que relationnel
(la courte distance entre les gens est le rire). Un nouveau métier En Europe, depuis les années 90, les nez rouges se sont multipliés au chevet de ceux qui souffrent avec le fantastique essor des clowns d'hôpital. Or, en parallèle, depuis les années 2000, on assiste à l'émergence d'une nouvelle vague de professionnels qui proposent de développer le rire au niveau interpersonnel dans le cadre par exemple d'un coaching, d'une thérapie, dans un groupe associatif ou dans une formation continue intra ou extra entreprise. Voici quelques prestations proposées par ces rirologues, rigolothérapeutes, consultants rire et humour, foulosophes, animateurs de club de rire, clown thérapeutes et autres enfoirés salutaires:
Pour une formation continue en rire relationnel, veuillez prendre contact avec les animateurs de rire de votre région ou avec l'Ecole Suisse du Rire Relationnel.
|

Copyright CLUB DE RIRE GENEVE
Ecole de Contamines, 22 r. Michel-Chauvet, 1208 Genève
Mentions légales: les textes et photos appartiennent à leurs
propriétaires. Tout téléchargement interdit.